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lundi 6 août 2007

Vas mourrir !

Ça se laisse regarder et on peut y penser...

Zappus politicus N°2 de Juin 2007, ou l’on parle de : Travail clandestin, intégration et immigration, élections législatives, droit de grève, du G8, du réchauffement climatique, d’écologie, de Ségolène et François, de Roselyne Bachelot et de Nicolas Sarkozy bien sûr !





Zappus politicus N°1 de Mai 2007, ou l’on parle de : L’élection de Sarkozy à la présidence de la république, de Bolloré, du Medef et de Laurence Parisot, et de footing…

Le site de tous les Zappus politicus : http://homopoliticucus.blogspot.com/

samedi 21 juillet 2007

Mais pourquoi vouloir désinformer ? Re: Boutin, le maillon faible du gouvernement

Ma réponse de questions à Sylvain Attal, journaliste, concernant son article Boutin, le maillon faible du gouvernement.

Bonsoir M. Sylvain Attal,

Ne mélangez pas tout.

Que Christine Boutin ait sa place 4, rue Vauguyon à Saint-Cloud ne fait aucun doute. Donc si elle joue les populistes ça n'est peut-être pas pour rien, non ?

Que des gens demandent instamment des comptes aux autorités étatsuniennes concernant les invraisemblables attentats ne fait aucun doute puisque il faut se rendre à l'évidence rien "ne colle" : pourquoi dynamiter trois bâtiments (dont les Twin Towers peuplé de d'hommes d'affaires du monde entier) et donc tuer des milliers de personnes ? Et il y a tellement de questions. Soyons sérieux.

... se laisser aller à dire qu'Unetelle est une "salope" dans une conversation privée surprise par un videaste? Je dirais soit que vous avez le sens de l'humour soit que vous désinformez. Patrick Devedjian avait une caméra de Télé Lyon Métropole à environs deux mètres de lui. Il parait que vous êtes journaliste... soyez sérieux.

Finalement même si vous être saisissable avec deux articles (dont "Boutin, le maillon faible du gouvernement") et une entrevue télévisuelle je serais curieux de savoir ce qui vous fait avancer dans cette direction... curieuse, mais tellement répandue.

samedi 14 juillet 2007

«On m’a dit qu’il valait mieux un Irakien mort que blessé»

Le démon est dans le détail, surtout quand il s’agit de la guerre et de ses brutalités. Ce précepte journalistique a été appliqué par le magazine new-yorkais The Nation, qui publie cette semaine les témoignages impitoyables de 50 soldats américains postés en Irak entre 2003 et 2005.



Le magazine fait état de «modes de comportement troublants» chez les GI. «Des douzaines de soldats interrogés ont vu de leurs propres yeux des civils irakiens, y compris des enfants, se faire tuer par les forces américaines.» Nombre de ces vétérans, écrit The Nation, «racontent que dès qu’ils sortent de leur base, ils tirent à volonté. Certains ouvrent le feu sur les bidons d’essence que les marchands vendent le long de la route, et jettent des grenades pour les enflammer. D’autres tirent sur des enfants.» Beaucoup de ces soldats soutiennent que ces meurtres indiscriminés ont été perpétrés par une minorité d’entre eux, mais reconnaissent qu’ils sont «courants». Souvent aucun rapport à la hiérarchie n’est effectué, et ces actes demeurent presque toujours impunis. «Quand j’étais là-bas, raconte le soldat Jeff Englehart, l’attitude générale était qu’un Irakien tué était juste un autre Irakien tué. Vous savez, on se disait Et alors? Les soldats pensaient vraiment qu’ils avaient été envoyés pour aider la population et ils se sont sentis presque trahis. Vous voyez, on est là pour vous aider, on vient de très loin, on a quitté notre famille et notre maison [.] et vous essayez de nous descendre !»



Ecœurés. Nombre des témoins cités par le magazine sont revenus écœurés de leur mission. «Je me souviens que dans mes réflexions, je me disais qu’on inflige la terreur à cette population sous couvert du drapeau américain, et que c’est vraiment pas pour ça que je me suis engagé dans l’armée», dit le sergent Timothy Westphal en décrivant l’effroi que la troupe américaine suscite chez les civils lors de ses raids nocturnes dans les maisons. La plupart de ces raids sont d’ailleurs inutiles, reconnaissent les GI, car ils agissent le plus souvent sur de fausses informations. «On a jamais trouvé de vraies bombes dans les maisons», dit un autre sergent. Sur l’une des photos prise par un GI, rapporte The Nation, un soldat fait mine de manger, à l’aide d’une petite cuillère, la cervelle répandue d’un Irakien mort. «Beaucoup de soldats avaient intégré l’idée que si ces types ne parlaient pas anglais et s’ils avaient la peau sombre, ils ne sont pas humains comme nous, et on peut faire ce qu’on veut d’eux.»



La troupe américaine a étendu considérablement son vocabulaire raciste pour désigner les Irakiens, de «haji» en passant par «sand nigger» (nègre des sables). La moitié des soldats interrogés a vu ou entendu parler de civils désarmés tués par balles ou écrasés lors du passage des convois militaires. «Une voiture s’est approchée trop près d’un convoi. Ils ont tiré sur la voiture. Tirs d’avertissement ou non, le résultat est qu’ils ont tiré sur la voiture. L’une des balles a traversé le pare-brise et s’est logé en pleine tête d’une femme [.] son fils conduisait et elle avait trois petites filles à l’arrière.» Un autre engagé se souvient d’un supérieur le mettant en garde contre l’utilisation de tirs d’avertissements - pourtant obligatoires selon le code militaire. «On m’a même dit, je m’en souviens, qu’il valait mieux quelqu’un de mort qu’un blessé.» «Un jour, un enfant de 14 ans se met à tirer sur notre convoi avec un AK 47, se souvient le sergent Campbell. C’était obscène. Tout le monde s’est mis à lui tirer dessus en utilisant les plus gros calibres à portée. Il a été réduit en miettes. Tout le monde était si heureux d’avoir enfin pu tuer un insurgé. Quand ils ont vu que ce n’était qu’un gosse, ça en a dérangé certains. Mais d’autres ont montré les photos à tout le monde et certains étaient vraiment heureux. Eh regardez ce qu’on a fait . D’autres se sont dit qu’ils ne voudraient plus voir ce genre de truc.»



Faire croire. Plusieurs GI rapportent qu’il est courant de placer des armes ou des explosifs à proximité de civils tués par l’armée américaine afin de faire croire qu’il s’agit d’assaillants, et ainsi éviter une enquête interne. La peur du soldat américain, c’est les bombes télécommandées, responsables d’environ 40% des pertes dans leurs rangs, et les voitures suicide. Les GI chargés de garder des check points ne se gênent pas pour ouvrir le feu sur la moindre voiture suspecte. Neuf des cinquante soldats interrogés par The Nation ont vu des civils tués dans de telles circonstances. «La plupart du temps, c’est une famille [.] et de temps en temps c’est une vraie bombe, c’est ça qui est effrayant», raconte un sergent.




Par Philippe Grangereau sur http://www.liberation.fr/actualite/monde/267048.FR.php le samedi 14 juillet 2007.



Et après j'entends des gens qui disent que dans les cités françaises les gens sont anti-étatsuniens ?

Oui, si la République Française était un pays démocratique alors les dirigeants feraient un lobbying monstrueux sur - notamment - les etatsuniens et les russes. Des embargos serait placés sur ses dictatures sanguinaires où les meutres racistes pulules, où la réponse a ses détracteur est l'assassinat.

Comment accepter ces guerres économiques et racistes parceque les gouvernants de ces deux pays ont perpetrés d'abord des attentats contre leurs propres peubles (à New York et Moscou en particulier) et ont manipulés le monde avec l'aide d'une partie de la classe dirigeante (politiciens, médias, hommes d'affaires...). De toute façon les gens se font formater (télévision, radio, jeux vidéo) et devient des suiveurs.

"- On fait la guerre ? - Ouiiiii !"

Sans savoir ce qu'implique qu'être blessé par une balle ou un éclat, sans savoir se qu'implique de voir sa soeur ou sa fille se faire violer et être executé, sans savoir ce qu'est de mourrir de soif et de faim rongé par les maladies.

Alors ils ont beau essayer d'etouffer le vent de révolte qui souffle au sein d'une partie de la population avec une répression vichyste et ils ont beau essayer d'endormir le reste de la population en embrassant Tom Cruise, en remettant la légion d'honneur à Vladimir Poutine ou en empêchant une vrai enquête sur les attentats du 11 septembre 2001...


samedi 14 avril 2007

Bosna i Hercegovina / Republika Hrvatska

mercredi 14 mars 2007

Zimbabwe : Mugabe, un dinosaure qui refuse de quitter le pouvoir

A 83 ans, le président Robert Mugabe vient d'annoncer son intention de se présenter à la présidentielle de 2008. Son principal opposant, Morgan Tsvangirai, a été passé à tabac et brièvement incarcéré. Combien de temps le dictateur va-t-il se maintenir au pouvoir ?

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vendredi 22 septembre 2006

Abidjan : les déchets d’une mondialisation toxique

Le 19 août 2006, le navire chimiquier Probo Koala a accosté à Abidjan (Côte d’Ivoire) et plus de 500 tonnes de produits toxiques (essentiellement des boues issues du raffinage de pétrole) en ont été déchargés avant d’être déposés dans au moins quatorze sites sans la moindre précaution. Les conséquences, gravissimes, n’ont pas tardé. Depuis, des milliers d’habitants de la capitale ivoirienne se sont plaints de nausées, de vomissements et de malaises respiratoires. Six personnes en sont mortes et chaque jour, plus de 3 000 personnes se rendent dans les centres de soins habilités. La faune et la flore des environs sont très touchées. De nombreux poissons ont été retrouvés morts dans des étangs piscicoles. Des jardins maraîchers ont dû être fermés. Sur le plan politique, le gouvernement de Charles Konan Banny a été contraint de démissionner, avant que le Premier ministre ne soit invité à en former un nouveau. Par ce geste, l’Etat ivoirien prend acte de son incapacité à empêcher une situation aussi dramatique et à y apporter une solution satisfaisante. Un mois plus tard, les déchets sont toujours là, dans des décharges désormais fermées, et les déchets domestiques envahissent les rues de la capitale ivoirienne.

On pourra objecter qu’il s’agit d’un accident regrettable, mais cela revient alors à ignorer un certain nombre de données qui éclairent ce qui vient se passer... Car au début des années 1980, la crise de la dette a frappé de plein fouet la plupart des pays du Sud. Surendettés, incapables de rembourser des prêts dont les intérêts ont triplé en quelques semaines suite à la décision unilatérale des Etats-Unis, touchés par une baisse importante des cours des matières premières qu’ils exportaient, ils ont dû accepter les conditionnalités imposés par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale : réduction drastique des budgets sociaux (santé, éducation...), suppression des subventions aux produits de base, privatisations, libéralisation de l’économie et abandon de tout contrôle sur les mouvements de capitaux, mise en concurrence déloyale des petits producteurs avec des entreprises multinationales, etc.

Tous les moyens dont disposaient les Etats pour réguler l’économie ont été laminés. Toutes les structures de prévention, de contrôle et de réponse à l’urgence ont été supprimées ou mises hors d’état de fonctionner efficacement, particulièrement en Afrique subsaharienne. Privé des richesses qu’il produit par le remboursement de la dette et les détournements d’argent avec la complicité des grandes puissances, le continent noir est dès lors devenu le lieu privilégié pour déverser des déchets parmi les plus toxiques. En cas de catastrophe, les dégâts sont alors démultipliés. C’est ce qui s’est produit à Abidjan.

Loin d’être une anomalie imprévisible, il s’agit plutôt de l’aboutissement d’une logique dont les promoteurs de la mondialisation financière avaient parfaitement conscience. Dans une note interne à la Banque mondiale datée du 13 décembre 1991, Lawrence Summers, économiste en chef et vice-président de la Banque mondiale à l’époque, par la suite secrétaire d’Etat au Trésor de Bill Clinton, président de l’université de Harvard jusqu’en juin 2006, écrit noir sur blanc : « Les pays sous-peuplés d’Afrique sont largement sous-pollués. La qualité de l’air y est d’un niveau inutilement élevé par rapport à Los Angeles ou Mexico. Il faut encourager une migration plus importante des industries polluantes vers les pays moins avancés. Une certaine dose de pollution devrait exister dans les pays où les salaires sont les plus bas. Je pense que la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles est imparable. ... L’inquiétude à propos des agents toxiques sera de toute évidence beaucoup plus élevée dans un pays où les gens vivent assez longtemps pour attraper le cancer que dans un pays où la mortalité infantile est de 200 pour 1 000 à cinq ans ». On croit rêver et pourtant c’est bien cela qui est écrit.

Ce n’est pas la première fois qu’un accident de ce type se produit en Afrique. Par exemple, la vague liée au tsunami de décembre 2004 au large de l’Indonésie a fortement endommagé certains containers de déchets toxiques (uranium, plomb, cadmium, mercure, etc.) entreposés sur les côtes de Somalie, pays très pauvre et particulièrement déstructuré depuis le début des années 1990. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, « des containers de déchets dangereux, radioactifs, chimiques et d’autres substances, qui avaient été entreposés sur la côte somalienne, ont été endommagés par le tsunami. ... Des villageois font état d’un large éventail de problèmes médicaux comme des saignements de la bouche, des hémorragies abdominales, des problèmes dermatologiques inhabituels, et des difficultés de respiration . » Comme en Côte d’Ivoire actuellement. Comme ailleurs bientôt, sans doute.

En somme, « la logique économique qui veut que des masses de déchets toxiques soient déversées là où les salaires sont les plus faibles », chère à Lawrence Summers et à d’autres économistes haut placés dans la hiérarchie internationale, est effectivement à l’œuvre. L’exemple des déchets d’Abidjan en est même un concentré caricatural : le Probo Koala navigue sous pavillon panaméen, avec un équipage russe, et est géré par une société grecque, Prime Marine, tout en étant affrété par une société immatriculée aux Pays-Bas... A terme, la vie sur la planète ne sera possible que si la donne écologique est sérieusement prise en compte. Or cette mondialisation-là, imposée via le mécanisme de la dette, est structurellement incapable d’intégrer cette donne essentielle. Voilà qui donne un éclat singulier à cette pollution et qui révèle la faillite d’un modèle économique mortifère.

Damien Millet est président du CADTM France (Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde, www.cadtm.org), co-auteur de la bande dessinée Dette odieuse, CADTM/Syllepse, 2006. Eric Toussaint est président du CADTM Belgique, auteur de Banque mondiale : le coup d’Etat permanent, CADTM/Syllepse/Cetim, 2006.

Damien Millet - Eric Toussaint

Source/auteur : www.cadtm.org http://www.hns-info.net/article.php3?id_article=9190

dimanche 6 août 2006

Jean-Martial Lefranc - L'Equilibre de la Terreur


''Je crois que la frustation est telle que la tentation de la violence est très grande. Qui n'a jamais eu envie d'aller mettre une bombe et de tout faire sauter ? Moi, souvent, je suis tenté en tout cas. La vraie question c'est le passage à l'acte. (...) Je crois que ce passage à l'acte, il faut l'empêcher en limitant les raisons qui peuvent le justifier, en renonçant aux actions violentes quand on est une démocratie, par exemple.''

''Ce qui rend la religion mortelle, c'est lorsqu'elle s'aligne avec la politique comme en Iran ou aux Etats-Unis. Dieu doit disparaître de la scène publique et la religion ne doit plus être qu'une pratique privée et sympathique comme l'astrologie ou l'interprétation des tarots. C'est la grand défi du XXIème siècle mais il n'y a pas de quoi déclencher des guerres à cause de cela. Je compte d'ailleurs poursuivre la lutte (...)''

-- Jean-Martial Lefranc

samedi 27 mai 2006

Federico García Lorca - La señorita del abanico

La señorita del abanico
va por el puente del fresco río.
Los caballeros con su levita
miran el puente sin barandillas.

La señorita del abanico
y los volantes busca marido.
Los caballeros están casados,
con altas rubias de idioma blanco.

Los grillos cantan por el oeste,
la señorita va por lo verde.
Los grillos cantan bajo las flores,
los caballeros van por el norte.

La señorita del abanico
va por el puente del fresco río.
La señorita del abanico, Federico García Lorca.

mardi 9 mai 2006

Pfizer accusé d’utiliser des enfants cobayes au Nigeria

Pfizer accusé d’utiliser des enfants cobayes au Nigeria



MONDE - Pharmaceutique Le «Washington Post» dévoile un rapport tenu secret depuis cinq ans. Des médecins y accusent le plus grand laboratoire mondial d’avoir testé un antibiotique en toute illégalité. Scandale.

John Le Carré n'a rien inventé. Ou presque. Dans son livre The Constant Gardener, récemment porté à l'écran, le maître du polar imaginait les pratiques immorales de groupes pharmaceutiques sur le continent noir. Une fiction, bien sûr. Mais peut-être pas si éloignée que ça de la réalité. Voyez plutôt.

Premier groupe pharmaceutique mondial, Pfizer aurait bel et bien testé illégalement un médicament sur des enfants africains. C'est du moins ce qu'affirment des experts médicaux nigérians dans un rapport confidentiel que vient de dévoiler le Washington Post. Cette commission d'enquête gouvernementale assure que les autorités d'Abuja n'ont jamais autorisé le laboratoire américain à administrer l'antibiotique expérimental Trovan à une centaine d'enfants et de bébés atteints de méningite lors de l'épidémie qui frappait en 1996 la région de Kano.

Bref, les médecins accusent Pfizer d'avoir enfreint la législation nigériane, mais aussi la Déclaration internationale d'Helsinki imposant aux chercheurs un cadre éthique et bien sûr la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant. «Un cas évident d'exploitation de l'ignorance», conclut ce document daté de 2001, qui curieusement n'avait jamais été rendu public.

Cinq enfants sont morts après avoir reçu l'antibiotique expérimental Trovan et d'autres ont montré des signes d'arthrite, même si le rôle du médicament n'a pas été prouvé. Six enfants sont décédés après avoir pris un médicament similaire, ajoute le quotidien.

Philanthropique?

Dans un communiqué, la direction de Pfizer estime qu'il serait «inapproprié de répondre aux points spécifiques soulevés par le document» des experts médicaux, qui n'a pas été officiellement approuvé par le gouvernement nigérian. La compagnie américaine affirme que les tests ont été menés conformément à la législation en vigueur au Nigeria et que le gouvernement était parfaitement au courant. Des infirmières auraient expliqué l'expérimentation aux parents et obtenu leur consentement «verbal».

Déjà épinglé par le Washington Post en décembre 2000, sur la base d'une enquête journalistique, le laboratoire américain a toujours affirmé avoir agi à Kano dans un but philanthropique, pour combattre une épidémie qui fit 15 000 morts. Les médecins nigérians n'y croient guère. L'équipe de Pfizer est repartie après avoir effectué les tests, alors même que l'épidémie faisait rage, s'étonnent-ils. Et puis, tandis que les chercheurs administraient du Trovan, des collaborateurs de Médecins sans frontières dispensaient dans cet hôpital de Kano des antibiotiques autorisés. La compagnie américaine ne pouvait-elle faire de même?

A Pfizer, on assure que le Trovan avait déjà été testé sur des milliers de patients et qu'il était particulièrement efficace. Par ailleurs, le laboratoire dit avoir été trompé par le docteur nigérian censé diriger ces tests. Celui-ci avait fabriqué de toutes pièces une autorisation du gouvernement.

Il reste que l'utilisation de Trovan pour des enfants n'a jamais été autorisée aux Etats-Unis. Même pour les adultes, l'aval donné à la commercialisation du médicament en 1997 a été restreint drastiquement en 1999, car on le soupçonnait d'être à l'origine de maladies du foie et de décès. Quant aux autorités européennes, elles ont interdit cet antibiotique.

Mystérieux document

Le rapport confidentiel sort de l'ombre à un moment stratégique pour les 30 familles nigériennes qui avaient déposé plainte contre Pfizer en 2001 devant la Cour fédérale de New York. L'été dernier, le juge américain s'est dessaisi, estimant que la compétence de l'affaire revenait à un tribunal nigérian. Mais l'avocate des plaignants, Me Elaine Kusel, a fait appel de cette décision.

Le document dévoilé par le Washington Post peut-il changer la donne? Me Kusel veut y croire. En tout cas, l'avocate affirme que son cabinet a fait l'impossible ces dernières années pour mettre la main sur une copie. En vain. A chaque fois qu'ils pensaient avoir retrouvé la trace du rapport, ils aboutissaient à une impasse. «Comme dans un roman», ajoute Elaine Kusel. «Un roman de John Le Carré.»

Andrés Allemand, La Tribune de Genève, Publié le 09 mai 2006.

dimanche 7 mai 2006

Danone Jacob's Ginger Nut - biscuits à la con

Bon, faut bien que certains s'en charge (suivez mon regard)...

Alors pour la première intoxication alimentaire on the web, je test une bonne grosse merde de notre bon gros français Danone : les biscuits Jacob's Ginger Nut.

Biscuit laid, marron clair, tout craquelé et rond de 5cm de diamètre et 5mm de haut.
Il est costaut le salop, mais une fois cassé c'est terminé on peut l'effriter.

Question odeur ça dégage pas trop loin, mais dés qu'on pose la narine dessus ça sent le melting pot : sucre (ça, c'est sûr) et plein de produits chimiques, on se croirait chez Schlecker.
Mais attendez voir : Ginger Nut, mais c'est sûrbien! (yo man, mate ce verlant) En fait ça veut dire "noix de gingembre", ouarf!

Le goût : oulala, ici fini l'article et ici commence ma douleur physique.
D'abord ça à le goût de ce que ça sent, c'est sucré et bizare... Pouarfff! Putain ça pite la langue, la gorge et l'estomac est agressé !

Conclusion cette merde de Danone, le biscuit Jacob's Ginger Nut est une intoxication alimentaire peut-être créée par un mexicain évadé d'un asile psychiatrique où il avait rencontré un des bosses de Danone.

Beurk Danone.

samedi 6 mai 2006

Union des Banques Suisses (UBS AG) : quand Madame Irma joue à Football Manager 2006

Y a des jours comme ça... On se lève, on allume la radio et paf! l'oreille s'accroche à un truc, à une connerie. Ecoutant la radio d'information d'un grand pacifiste et honnête citoyen, voici, voilà, qu'en ce samedi 6 mai 2006 dans la chronique économique vers 07h45 un "analyste financier" de l'Union des Banques Suisses vient nous expliquer comment l'Italie va remporter la prochaine Coupe du Monde de football organisée par la FIFA en Allemagne.

Retranscription (tout est vrai, cependant les phrases ne sont pas exactes) :

Le banquier : Eh bien, même si on ne peut rien prévoir, UBS a prévue que la Squadra Azzurra serait championne du monde.
Le journaliste : Mais alors, comment faites vous ?!
Le banquier : C'est très simple : un logiciel informatique dans lequel on rentre les données économiques et dont Pelé, en 2002, nous a donné les noms des 120 plus grands joueurs de football du monde encore vivants (sic!).
Le journaliste : Pouvez-vous nous parler un peut du parcours des Bleus ?
Le banquier : Oui. Alors même si on avait pas prévu la débacle de 2002, le logiciel dit que la France battera l'Ukraine de Andrei Shevchenko mais sera éliminée ensuite.
Le journaliste : Merci beaucoup.

Très intéressant quand on connait les scandales qui grèvent le football professionnel : l'arbitrage à un coût, la mafia russe qui investie en force dans le football, Raymond Domenech l'atrologue, Simonet et le vin, la xénophobie...

Même si ma retranscription est très courte (en fait la discution a durée plus de 6 minutes) il est très intéressant de savoir que ces mecs là (Analystes Financiers qui roulent en coupés BMW, habitent à Zurich et possède un petit 200m² à Chamonix) jouent aux prévisionnistes avec des outils du type Championship Manager 2006 (L'Entraîneur) avec une base de données à la mord moi le noeud.

Et tout ça pour quoi ?
Car le monde de la finance est un mon de faux-culs où ON PEUT DIRE CE QU'ON VEUT DU MOMENT QU'APRES LA SIGNATURE APPARAISSE LE NOM D'UNE GRANDE SOCIETE FINANCIERE. D'où la possibilité de sortir des analyses à la con, et ce mot est mérité.

Et je vous rappels le conseil du jour en direct des places de Zurich et New York : achetez des actions Infogrames, ça ne peut que monter... si l'entreprise ne dépose le bilan.

samedi 14 janvier 2006

Leisure, William Henry Davies.

What is this life if, full of care,
We have no time to stand and stare?

No time to stand beneath the boughs
And stare as long as sheep and cows.

No time to see, when woods we pass,
Where squirrels hide their nuts in grass.

No time to see, in broad daylight
Streams full of stars, like skies at night.

No time to turn at Beauty's glance,
And watch her feet, how they can dance.

No time to wait till her mouth can
Enrich that smile her eyes began.

A poor life this if, full of care,
We have no time to stand and stare.
Leisure, William Henry Davies.